À partir de mardi, Thalys qui s’occupe de la liaison France-Belgique et Allemagne-Pays-Bas deviendra une entreprise à part entière. Elle se chargera elle-même de la gestion de commerciale et de l’exploitation de ses trains.

La compagnie n’aura plus besoin d’intermédiaire en France et en Belgique pour gérer ses propres trains. Par contre, aux Pays-Bas et en Allemagne, la condition reste la même. Selon Agnès Ogier, directrice de Thalys, le groupe ne se contentera plus de la gestion commerciale, mais assurera lui-même l’exploitation entière de ses trains en France et en Belgique. Ce changement portera sur la gestion des matériels, de la circulation des trains, de la sécurité et enfin du personnel qui toutefois restera des employés de SNCF ou de SNCB.

Thalys a dû renforcer son équipe. Elle est composée désormais de 550 collaborateurs. Actuellement, la compagnie compte 2 500 personnes y compris les collaborateurs extérieurs.

Les perspectives d’avenir

La compagnie a réalisé un chiffre d’affaires de 498 millions d’euros l’année dernière, ce qui équivaut à une croissance de 2,3 %. Thalys prévoit de préserver ce rythme. C’est pourquoi de nouvelles lignes seront lancées en 2016 comme la liaison vers Dortmund. Le groupe envisage aussi d’accroitre la fréquence des trajets sur Amsterdam. Un nouveau projet sur les voyages groupés avec une clientèle jeune comme cible verra également le jour très prochainement.

Agnès Ogier explique qu’une nouvelle étude portera sur une nouvelle ligne à grande vitesse avec l’ouest de la France jusqu’à Bordeaux. Une grande partie de la marge provient de l’exploitation sur France et sur Belgique. L’augmentation de cette marge permettra l’autofinancement du groupe : investissement dans les rames et les dispositifs de communication.

Désormais, la gestion des clients sera spécifique selon le type et les attentes de ces derniers. Thalys misera aussi sur le perfectionnement de la ponctualité de ses trains. La nouvelle structure est composée d’une société d’exploitation basée en Allemagne et aux Pays-Bas (DB détient 10% des actions, SNCB 28% et SNCF 62%), ainsi d’une société ferroviaire en Belgique et dans l’hexagone (SNCF détient 60% des actions et SNCB 40%).