Le PCE a été aboli le 31 mars. À la place, un nouveau dispositif sera adopté.

Le 31 mars dernier, le mode de financement pour la création d’entreprise a été abrogé. Après un début d’application fulgurant, cette offre a lentement baissé pour stagner autour de 1 000 à 10 000 dossiers par an. Selon le directeur de Bpifrance, le PCE ne concerne que les petits projets, il affiche un problème important et exige des dotations élevées et ne produit qu’un effet limité.

Le PCE est également concurrencé par d’autres types de financement comme le NACRE qui financent des petits projets.

Des garanties pour les grands projets

À la place du PCE une autre option de financement de Bipfrance est utilisée. Celle-ci accorde une garantie de prêts pour les sociétés de moins de 3 ans. Bpifrance cautionne sous conditions jusqu’à 200 000 euros de prêts prévus pour subventionner des TPE/PME ou des projets de création. Selon l’organisme financier, la garantie peut s’étendre jusqu’à 70% du fond.

Les dossiers de financement auront plus de valeur, explique Florent Lamoreux de Caisse d’Épargne. Aussi, les formalités administratives sont plus simples. Ce type de financement permet de financer des projets de plus grande ampleur (jusqu’à 200 000 euros) avec des garanties de 70% soutenues par Bipfrance.

Les recommandations du banquier

Dans cette nouvelle option, le banquier va guider des porteurs de projet pour qu’ils trouvent les moyens de financement convenables. Les réseaux d’accompagnement (BGE, Initiative France…) sont à solliciter pour bénéficier de cette orientation.

Pour les réseaux d’accompagnement, la suppression du PCE n’est pas un souci majeur. Selon Denis Demethon (DG de France Active), le PCE a octroyé un prêt et un accompagnement à d’innombrables porteurs de projets. Pour compléter la fin du PCE, France Active doit se mobiliser avec les banques afin de fournir un soutien fiable et des solutions financières solidaires aux porteurs de projets.

Parmi ces outils, il faut accorder une certaine importance aux ‘Prêts Nacre’ à zéro taux ou les subventions de garantie prévue pour les demandeurs d’emploi qui envisagent de créer une entreprise.

Un autre système affecté

Un autre système d’aide pour les créateurs d’entreprise est aussi concerné : l’ARCE. Ce dispositif d’aide pour la création et la reprise d’entreprise, prévu pour les chômeurs qui fondent leur entreprise, a baissé de 5% (de 50% à 45%).